Illustrator, Photoshop
jeudi 1 octobre 2009
vendredi 25 septembre 2009
La minute blonde
mercredi 23 septembre 2009
Séquence Rose

Comme le temps passe lentement dans un train, entre deux bouquins et un jeu DS, je mets mes crayons à profit...
Aujourd'hui c'est Nafrayou qui s'y colle, puisqu'en ce moment je travaille à la création d'un site internet pour une de ses amies so pinky.
Elle a un style, bien au delà des questions de mauvais goût, qu'il plaise ou débecte, son avantage reste le même : il donne envie de dessiner.
Pour ma part j'adhère complètement à sa façon de composer son look, quand les nanas fringuées à l'envers et affublées d'horribles boucles blondes 80's me pètent plus sûrement les yeux que des dreads roses et un panty en latex. Nafrayou est marrante à regarder, il y a toujours un petit truc dans sa tenue qui accroche l'œil (mise à part l'explosion chromatique xD), et on se demande où elle a bien pu le dégoter...
Aujourd'hui c'est Nafrayou qui s'y colle, puisqu'en ce moment je travaille à la création d'un site internet pour une de ses amies so pinky.
Elle a un style, bien au delà des questions de mauvais goût, qu'il plaise ou débecte, son avantage reste le même : il donne envie de dessiner.
Pour ma part j'adhère complètement à sa façon de composer son look, quand les nanas fringuées à l'envers et affublées d'horribles boucles blondes 80's me pètent plus sûrement les yeux que des dreads roses et un panty en latex. Nafrayou est marrante à regarder, il y a toujours un petit truc dans sa tenue qui accroche l'œil (mise à part l'explosion chromatique xD), et on se demande où elle a bien pu le dégoter...
Vive le rose.
mardi 22 septembre 2009
Tous coupables

"Filmez, filmez autant que vous le voulez!"
Des témoignages de ces 3 jours on ne garde que quelques images d'archives, éparpillées au terme d'un long processus collectif d'oubli - volontaire ou non selon qui s'en soucie. Ari est le récipient paumé de ces souvenirs lentement recomposés, qui démarrent avec l'énigme des plages de Beyrouth ouest, dans la nuit du 16 septembre 1982.
Au matin du 18, les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila offrent aux journalistes qui s'y introduisent une vision restée gravée dans la mémoire comme, paradoxalement, quelque chose à ne plus jamais évoquer. C'est un spectacle de pure boucherie, un étalage de corps marqués par la haine et le sectarisme, et le symbole honteux de tout ce que l'humanité porte en elle de plus révoltant.
Le pire, c'est l'acharnement qu'on y a mis à ne pas chercher de coupables, ne pas condamner ce qui ironiquement faisait l'exemple même d'un génocide, quelques décennies après la Shoah qu'on nous matraque encore au JT, à l'école, et dans les films, comme la pire de toutes les barbaries dont on espère ne plus être capable de laisser se produire. Alors quoi? Qu'est-ce qui a rendu celle-ci possible? Pourquoi est-elle restée muette, sans réponse, un cri enterré avec les balles et les corps qui en avaient poussé tant d'autres?
Avant le visionnage de Valse avec Bachir, j'avais entrepris d'en savoir un peu plus sur ce mystérieux éponyme qui voulait absolument danser avec nous. La piste de danse était en réalité le sol poussiéreux d'une rue beyrouthine, soumise en terrain de jeu aux snipers libanais embusqués dans les immeubles troués, et aux soldats israéliens qui refusaient de la quitter, un lieu de joutes morbides, où l'on pariait sur qui lâcherait le morceau en premier. Bachir, Bachir Gemayel, c'était le chef maronite des milices chrétiennes libanaises, aussi considéré par beaucoup de ses compatriotes comme un traître à son pays, puisqu'il avait passé un accord avec Ariel Sharon, alors ministre de la Défense en Israël, pour chasser les palestiniens du Liban.
Et au terme du visionnage, je ne sais rien. Rien de plus que ce que je devinais déjà : personne ne se souvient vraiment de ce qui s'est passé, personne ne veut être désigné comme coupable. Un des personnages -le psy, qui m'a prodigieusement agacée, n'en déplaise aux poètes de l'âme- affirme qu'Ari n'était pas coupable, pour la simple raison qu'il n'avait fait qu'envoyer les fusées, celles-là même qui avaient servi à éclairer les phalangistes libanais. Une sinistre besogne que d'encadrer un massacre organisé. "Tu as envoyé les fusées, mais tu n'as tué personne". So what? On n'est coupable de rien parce qu'on n'a rien fait d'autre qu'allumer la lumière? Personne n'était au courant de rien? Furieux rappel de ces "collabos" qu'on s'est appliqué à pointer du doigt depuis 1945... Résultat, je suis énervée.
Valse avec Bachir, c'est le film du vide dynamique, qu'on s'acharne à remplir avec tout ce qui reste de cette histoire. Les trous que j'ai pu boucher jusqu'à aujourd'hui me laissent un goût amer dans la bouche, le goût écœurant de la honte et du doute, parce que je suis sûre de n'avoir saisi aucune vérité sur cet épisode. Des arabes qui tuent des arabes, des types de la même ethnie que moi auraient perpétré une horreur avec la bénédiction -la protection!- de leurs ennemis de l'après-guerre, dans l'indifférence générale. Que ce soit vrai ou non, ça continue un peu partout dans le monde, ces alliances indignes et ces tueries organisées. Plus largement, personne ne veut faire la paix, parce que personne ne veut que l'autre survive. Tout ça me fatigue et me fait persister dans ma détestation de toute forme de communautarisme hermétique (le sionisme comme le dogmatisme libanais par ailleurs...).
La civilisation périclite d'elle-même parce qu'elle se refuse à évoluer, alors qu'on se morfond sur nos propres turpitudes déjà bien loin de nos racines mais toujours gardées en réserve par une descendance culpabilisante et brandies à la moindre occasion... (la faute des père retombera sur les fils, c'est bien connu non?) Après le souvenir forcé, l'oubli gêné prend le pas.
Ce film étant aussi documentaire que je suis israélienne, je me garderai bien d'émettre toute certitude à propos de ce qui s'est passé ces jours-là. ; justement parce qu'il ne s'agit que de bribes de souvenirs instables émises par un soldat, israélien de surcroît donc tout à fait enclin à s'innocenter et pire, se faire innocenter par des poètes de la Shoah... (mais allons-nous une bonne fois pour toute cesser de ramener tout et n'importe quoi à la Shoah? Le rapprochement fait par le "psy" m'a autant coupé le souffle que donné envie de lui balancer une toastée... quel psy fantastique, un français juif de 15 ans rêve de masque à gaz, c'est le trauma des camps de concentration?)
Avoir été "là" ne signifie pas connaître la vérité derrière les faits, mon père me dit "je peux te raconter, j'étais là", mais malgré sa culture fabuleusement étendue et aussi forte soit sa lucidité, il verra de son point de vue libanais que le massacre aura été organisé de toutes pièces par l'état hébreu (en poussant plus loin la recherche, certains témoignages attestent que les "phalangistes" qui firent évacuer les camps avant l'assaut ne parlaient pas un traître mot d'arabe et portaient des uniformes de soldats israéliens...). Si c'est vrai, je n'en sais rien, personne n'a cherché à savoir.
J'en conclue que ce qui s'est vraiment passé a été suffisamment monstrueux pour qu'on veuille oublier sa vérité. Nous portons tous le poids de cette culpabilité, certains plus que d'autres, particulièrement ceux qui avaient le pouvoir de tout faire cesser et qui n'ont rien fait. Pourquoi?
Comme 1944 et comme le 11 septembre 2001, qui se souviendra du 16 septembre 1982? Qui se souviendra de Sabra et Chatila?
Liens : Le Monde Diplomatique , Association France Palestine
Des témoignages de ces 3 jours on ne garde que quelques images d'archives, éparpillées au terme d'un long processus collectif d'oubli - volontaire ou non selon qui s'en soucie. Ari est le récipient paumé de ces souvenirs lentement recomposés, qui démarrent avec l'énigme des plages de Beyrouth ouest, dans la nuit du 16 septembre 1982.
Au matin du 18, les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila offrent aux journalistes qui s'y introduisent une vision restée gravée dans la mémoire comme, paradoxalement, quelque chose à ne plus jamais évoquer. C'est un spectacle de pure boucherie, un étalage de corps marqués par la haine et le sectarisme, et le symbole honteux de tout ce que l'humanité porte en elle de plus révoltant.
Le pire, c'est l'acharnement qu'on y a mis à ne pas chercher de coupables, ne pas condamner ce qui ironiquement faisait l'exemple même d'un génocide, quelques décennies après la Shoah qu'on nous matraque encore au JT, à l'école, et dans les films, comme la pire de toutes les barbaries dont on espère ne plus être capable de laisser se produire. Alors quoi? Qu'est-ce qui a rendu celle-ci possible? Pourquoi est-elle restée muette, sans réponse, un cri enterré avec les balles et les corps qui en avaient poussé tant d'autres?
Avant le visionnage de Valse avec Bachir, j'avais entrepris d'en savoir un peu plus sur ce mystérieux éponyme qui voulait absolument danser avec nous. La piste de danse était en réalité le sol poussiéreux d'une rue beyrouthine, soumise en terrain de jeu aux snipers libanais embusqués dans les immeubles troués, et aux soldats israéliens qui refusaient de la quitter, un lieu de joutes morbides, où l'on pariait sur qui lâcherait le morceau en premier. Bachir, Bachir Gemayel, c'était le chef maronite des milices chrétiennes libanaises, aussi considéré par beaucoup de ses compatriotes comme un traître à son pays, puisqu'il avait passé un accord avec Ariel Sharon, alors ministre de la Défense en Israël, pour chasser les palestiniens du Liban.
Et au terme du visionnage, je ne sais rien. Rien de plus que ce que je devinais déjà : personne ne se souvient vraiment de ce qui s'est passé, personne ne veut être désigné comme coupable. Un des personnages -le psy, qui m'a prodigieusement agacée, n'en déplaise aux poètes de l'âme- affirme qu'Ari n'était pas coupable, pour la simple raison qu'il n'avait fait qu'envoyer les fusées, celles-là même qui avaient servi à éclairer les phalangistes libanais. Une sinistre besogne que d'encadrer un massacre organisé. "Tu as envoyé les fusées, mais tu n'as tué personne". So what? On n'est coupable de rien parce qu'on n'a rien fait d'autre qu'allumer la lumière? Personne n'était au courant de rien? Furieux rappel de ces "collabos" qu'on s'est appliqué à pointer du doigt depuis 1945... Résultat, je suis énervée.
Valse avec Bachir, c'est le film du vide dynamique, qu'on s'acharne à remplir avec tout ce qui reste de cette histoire. Les trous que j'ai pu boucher jusqu'à aujourd'hui me laissent un goût amer dans la bouche, le goût écœurant de la honte et du doute, parce que je suis sûre de n'avoir saisi aucune vérité sur cet épisode. Des arabes qui tuent des arabes, des types de la même ethnie que moi auraient perpétré une horreur avec la bénédiction -la protection!- de leurs ennemis de l'après-guerre, dans l'indifférence générale. Que ce soit vrai ou non, ça continue un peu partout dans le monde, ces alliances indignes et ces tueries organisées. Plus largement, personne ne veut faire la paix, parce que personne ne veut que l'autre survive. Tout ça me fatigue et me fait persister dans ma détestation de toute forme de communautarisme hermétique (le sionisme comme le dogmatisme libanais par ailleurs...).
La civilisation périclite d'elle-même parce qu'elle se refuse à évoluer, alors qu'on se morfond sur nos propres turpitudes déjà bien loin de nos racines mais toujours gardées en réserve par une descendance culpabilisante et brandies à la moindre occasion... (la faute des père retombera sur les fils, c'est bien connu non?) Après le souvenir forcé, l'oubli gêné prend le pas.
Ce film étant aussi documentaire que je suis israélienne, je me garderai bien d'émettre toute certitude à propos de ce qui s'est passé ces jours-là. ; justement parce qu'il ne s'agit que de bribes de souvenirs instables émises par un soldat, israélien de surcroît donc tout à fait enclin à s'innocenter et pire, se faire innocenter par des poètes de la Shoah... (mais allons-nous une bonne fois pour toute cesser de ramener tout et n'importe quoi à la Shoah? Le rapprochement fait par le "psy" m'a autant coupé le souffle que donné envie de lui balancer une toastée... quel psy fantastique, un français juif de 15 ans rêve de masque à gaz, c'est le trauma des camps de concentration?)
Avoir été "là" ne signifie pas connaître la vérité derrière les faits, mon père me dit "je peux te raconter, j'étais là", mais malgré sa culture fabuleusement étendue et aussi forte soit sa lucidité, il verra de son point de vue libanais que le massacre aura été organisé de toutes pièces par l'état hébreu (en poussant plus loin la recherche, certains témoignages attestent que les "phalangistes" qui firent évacuer les camps avant l'assaut ne parlaient pas un traître mot d'arabe et portaient des uniformes de soldats israéliens...). Si c'est vrai, je n'en sais rien, personne n'a cherché à savoir.
J'en conclue que ce qui s'est vraiment passé a été suffisamment monstrueux pour qu'on veuille oublier sa vérité. Nous portons tous le poids de cette culpabilité, certains plus que d'autres, particulièrement ceux qui avaient le pouvoir de tout faire cesser et qui n'ont rien fait. Pourquoi?
Comme 1944 et comme le 11 septembre 2001, qui se souviendra du 16 septembre 1982? Qui se souviendra de Sabra et Chatila?
Liens : Le Monde Diplomatique , Association France Palestine
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samedi 19 septembre 2009
ONE MORE HIT!!!

YEAH!
Je remercie tous ceux qui y ont pensé d'eux-mêmes (oui, c'est pas indiqué sur Facebook haha), Panda, KZel, Zazou, Mandou, Azaléa, Lucie, Stéphane, Doudou et surtout Pépé Michel, de qui je reçois toujours une carte pile au jour le jour. =)
Je remercie doublement Erika de m'avoir souhaité deux fois mon anniversaire aussi, une fois il y a une semaine, et une autre super tard ce soir x)
Un Reflex numérique et un collier syrien en argent massif (et un scanner imprimante Lexmark que je me suis auto-offert, faut pas déconner x) ) sont venus parer cette chouette soirée passée en compagnie de Marine, Raymond, Johan et mon cher petit frère sponsorisé par Célio Club. ;)
Cheers!
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